Les Papooz sont entrés dans nos oreilles pour n’en plus jamais ressortir en 2015 avec “Ann Wants To Dance“. Un single entêtant en forme de petit tube de pop insouciante, porté par un timbre de voix androgyne et troublant, dansant et gracile comme une bulle de savon, conçu comme un hymne à la joie. Un succès hors-norme en guise de départ sur les chapeaux de roues pour le duo qui affichait un objectif on ne peut plus simple : faire de la musique, enfin de la pop, la bande son de leur vie, par amour des guitares, mais surtout pour rendre les gens heureux.

 

Ulysse Cottin (le brun) et Armand Penicaut (le blond) se sont rencontrés il y a une quinzaine d’années dans la file d’attente interminable d’un concert de Patti Smith. Entre les deux jeunes garçons l’amitié est immédiate sous fond d’après-midi à refaire le monde, composer des bribes de chansons à la guitare, et disserter sans fin de leur amour du songwriting. Actif depuis une dizaine d’années, autant à l’aise sur disque que sur scène, trois albums sous le bras, du débutant, bricolé et naïf “Green Juice“ (2016) au très groovy et psychédélique “Night Sketches“ (2019) réalisé avec Adrien Durand de Bon Voyage Organisation en passant par “None Of This Matters Now“ (2022), plus folk et faussement apaisé, Papooz s’est inscrit à la perfection dans le renouveau de la scène pop-rock française. Celle de La Femme, de Feu Chatterton !, de Catastrophe, de Moodoïd, de L’Impératrice ou de Bon Voyage Organisation